Dix-neuf personnes ont pris la parole ce soir que ce soit pour lire des textes, chanter, mais ils avaient tous trois points commun : La fraternité, la sororité et le lien social.

"Nos maladies ne se voient peut-être pas, mais elles sont là. On surmonte nos difficultés chaque jour malgré tout. Avec ou sans aide, on casse les préjugés Un handicap mental empêche-t-il une personne de vivre comme tout le monde ? Faux. Cela s’est vu, cela s’est entendu ce soir : Nous ne sommes pas différents des autres, on a juste un petit quelque chose en plus. Et ce petit plus ne nous empêche pas d’apporter notre pierre à l’édifice. Alors, à tous ceux qui ont porté leur voix ce soir : Nathalie, Xavier, Davy, Christian, Morgane, Pierre-Loup, Philippe, Sophie, Lisiane, Annakeen, Pierre, Valérie, Jacques, Nino, Julien, Théo, Jacqueline. Bravo à vous tous, vous pouvez être fiers de vous."

"Je suis touchée par une maladie neurologique Une qui vous vrille le cerveau avec des décharges électriques Une épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête Prête à vous fendre le crane à tout moment Rendant faits et gestes frénétiques et incohérents Et malgré les médecins et nombreux traitements Me poussant aux urgences bien trop fréquemment Étant toujours dans l’angoisse A chaque instant qui passe Qu’une vive émotion ou une fatigue intense Réveille cette saloperie qui peut laisser des traces De jour, comme de nuit Il n’y a jamais de répits Car on ne peut savoir Quand la crise va paraître Je suis touchée par une maladie neurologique Qui empêche de bosser ou même de voyager Car vous êtes parfois bien trop fatigué Et qu’on ne sait jamais quand le cerveau va se déconnecter Il faudrait pour cela être toujours accompagné Pour être un peu protégé Mais quand on est adulte, ce n’est pas la vie rêvée Elle rend le quotidien souvent très compliqué Faisant croire que votre télé est en train de vous parler Vous faisant voir des monstres tellement terrifiant que vous finissez prostré En mangeant son dessert préféré, on peut finir étouffé En prenant sa douche, on peut finir noyé En traversant la rue, on peut être écrasé Et lors d’une crise sournoise, on se casse le nez Je suis touchée par une maladie neurologique Qui me vrille le cerveau Me déchire les entrailles Et me brise le cœur Et qui hôte à la vie un peu de sa saveur Je suis touchée par une maladie neurologique Et pourtant moi je n’ai rien Mais c’est plus terrible, plus dramatique Car c’est mon fils qui en est atteint."

Ce témoignage a été rédigé et présenté sur scène par la maman d’une personne qui est accompagnée par le SAVS Les Lices

Présentation et mise en page : Sarah SAVS les Lices de Castres

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